A b c d e f ... 

Pas trouvé !
Toute une journée, ça m'a trotté dans la tête : Comme un oiseau ...

Comme un oiseau ... Ça doit être les paroles d'une chanson, mais laquelle ?

Dis donc, c'est moi qui n'aurais qu'une petite cervelle d'oiseau ?
Et même j'y pense : nous tous, on est comme deux oiseaux, comme trois oiseaux, etc.
En voilà des questions !
J'y pensais encore en traversant la place, en cette chaude journée de juillet. Le restaurant avait installé ses tables en terrasse, comme on dit, c'est-à-dire sur le trottoir. Ce qui ne facilite pas la circulation des piétons.   Heureusement, à cette heure-là, il y a très peu de voitures. On serait plutôt à table.
Mais là, je m'étonne.
Pourquoi ce sandwich sur la chaussée, au bord du caniveau ?
Un enfant qui l'aurait jeté ou perdu ?
Pas perdu pour tout le monde !
Il y a des pigeons dans le quartier, de gros pigeons. En voilà un, puis deux, puis trois ... Coups de bec énergiques sur la croûte ...
Comme un oiseau Mais savez-vous que dans le quartier vivent aussi des moineaux, de tout petits moineaux. Ils approchent ... avec précaution. Le plus audacieux arrive jusqu'au pain et en pique une miette. Coup d'aile réprobateur du pigeon voisin ...
Ce qui n'empêche pas trois, puis quatre, de ses copains de renouveler la tentative.
  Avec succès !
Courageux, mais pas téméraires, ils survolent la scène, qui fait bientôt penser à un ring de boxe. Les coups de bec ne sont pas tous dirigés vers le croûton ... et les battements d'ailes ne sont pas très hospitaliers ...
La paix ? Là-dessus, moi, j'abandonne, en continuant de chantonner : Comme un oiseau, comme deux oiseaux, comme trois oiseaux, etc ...
En connais-tu, toi, qui leur ressemblent ?   Ils n'ont pas d'ailes, mais ils ont également des pattes crochues, ils sont jaloux de ce que possèdent les autres, légèrement égoïstes aussi.
Se restreindre un peu et accepter de partager les médicaments ? la nourriture ? l'eau ? Ce serait humain, cette solidarité !
 
Mais nous, on est peut-être encore comme ces oiseaux que j'avais vus sur la place ?
Et pourtant rester tout seul, sans s'occuper des autres, c'est pas une vie !

Retour à la page d'accueilE-mail de Paroles de jeunes