
Père,
te souvient-il de ce tout jeune enfant
qui, dans l'insouciance
courait par monts et par vaux ?
Déjà, près de lui, tu le protégeais...
Mais lui ne te raconnaissait.
Père, te souvient-il de ce tout jeune enfant,
Solitaire et sauvage, pur comme le cristal,
Qui, dans le Désert, criait son Amour ?
Déjà, vers toi, tu l'appelais...
Mais lui ne te raconnaissait.
Père, te souvient-il de ce tout jeune enfant
Qui jouait sur les marches de ton Eglise,
Si
près de toi ?
Déjà, tu savais, qu'un jour, vers toi,
il viendrait...
Mais lui ne te raconnaissait.
Père, te souvient-il de ce tout jeune enfant
Dans le dénuement le plus complet ?
Mais toi, déjà, tu lui avais donné ton Amour...
Mais lui ne te raconnaissait.
Père, te souvient-il de cet homme qui, de longués années,
De la pénombre à la nuit,
A cheminé à la recherche de la Lumière
Et de ta Gloire ?
Il était ce très jeune enfant...
Et maintenant il te reconnaît.
Serge (Catéchumène)