

Vers Pâques...
Avec le Christ, dans nos missions,
voir et croire l’invisible.
Quand il parle de Dieu son Père aux foules,
Jésus joint le geste à la parole.
Aux discours, il préfère les histoires,
Les histoires brèves, du genre « Le royaume de Dieu ressemble à... »
Paraboles de la vie ordinaires remplies de la lumière de Dieu,
Petits gestes simples, mais pas simplistes.
Tout est grand pour qui voit avec le cœur.
Une vision intérieure conduit Jésus. C’est son secret.
La promesse de Dieu, il la voit dans les commencements.
Là où les disciples ne voient qu’un début, une ébauche d’action,
Jésus, lui, voit l’œuvre de Dieu en train de se réaliser.
Comme s’il voyait l’invisible...
Aujourd’hui est déjà demain. Aujourd’hui se gonfle d’espérance.
L’œil voit, le cœur saisit.
Un peu de sel et tout prend goût.
Une pincée de levain et la pâte gonfle.
Dans le grain jeté en terre, Jésus voit la moisson qui, déjà, blanchit.
La petite graine qui monte, qui monte...
Dans ces quelques pêcheurs qui jettent leurs filets, il voit des pêcheurs d’hommes.
Dans ces douze hommes qu’il met en équipe, il voit l’humanité entière réconciliée.
Dans les cinq pains et les deux poissons qu’offre l’enfant, il voit l’apéritif du banquet éternel.
Dans les deux piécettes de la pauvre veuve, il voit l’immense, l’infinie générosité du Père.
Il voit et il croit.
Il rend la vue à un aveugle : c’est qu’un jour, tous les hommes verront Dieu.
Il purifie un lépreux : pas d’exclu, Dieu compris !
Un muet se met à chanter, le sourd l’entend : un jour, tous les hommes loueront Dieu.
Jésus voit et croit. Il croit plus que ce qu’il voit.
C’est pourquoi il étend la main, il appelle. Il ose
Il se lève et risque l’impossible.
Ce qu’il croit, il l’espère, et ce qu’il espère, il commence à le faire.
Au jardin de nuit, à Gethsémani, il ne voit plus rien. Il croit seulement.
Ils l’ont haï sans raison.
« Abba, Père ! » Il crie sa foi.
« Mon
âme attend le Seigneur, je suis sûr de sa Parole.
Mon
âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur n’attend
l’aurore. » Ps 129
L’aurore ne déçoit pas.
Au premier matin, Dieu ressuscite Jésus d’entre les morts.

Ce jour, le Fils l’avait vu d’avance.
A l’aube du premier jour, Jean le disciple a vu et il a cru.
Il a vu la tombe vide de mort et le monde plein de vie.
Nous aussi, nous voyons et nous croyons.
C’est pourquoi nous agissons.
Isabelle Parmentier ( mars 2007 )
VOIR et CROIRE
Exercice spirituel en ce temps de montée vers Pâques
Dans ma vie et ma mission d’annonce, m’exercer avec Jésus à voir plus loin, plus profond... Dans la prière, je demande à l’Esprit de m’aider à voir l’invisible, à croire plus que ce que je vois.
Une petite chose, un geste, un commencement : j’y vois une PROMESSE
Une parole, un événement m’émerveille : j’y vois une ANNONCIATION.
Un refus, une relation difficile me fait souffrir : plutôt que de gémir, j’y vois un APPEL
Une PAROLE DE JESUS m’habite aujourd’hui. Je crois à son accomplissement.
I.P.