La croix

 

[Agenda][Audio-visuel][catéchèse][catéchuménat][Librairie][Equipe][Eveil de la foi][PCS][Prieres][Radio][Annonce de la foi][Au fil des jours]

 

La crucifixion de Sainte-Croix de Loudun.

 

 

    Laissons notre regard être attiré par la douce pâleur des couleurs de cette crucifixion.

 

    Jésus, les yeux fermés la tête penchée semble endormi sur la croix. La blessure de son côté nettement marquée témoigne que l’incarnation de Jésus est bien réelle, que sa mort nous ouvre le mystère du salut.  Cela nous rappelle les paroles de l’Ecriture : « De son sein couleront des fleuves d’eau vive. » Il désignait ainsi l’Esprit que devait recevoir ceux qui croiraient en lui. » Jn 7, 38-39.

 

    Son corps  n’est pas affaissé, ses mains sont ouvertes et même dans le sommeil de la mort ses doigts étendus en un accueil sans condition nous appellent au don de notre vie, tous qui que nous soyons. Cette universalité du salut est confirmée par  les extrémités des bois de la croix. Dans un carré, un cercle symbole du monde entier, au centre duquel une étoile à quatre branches nous indique les quatre points cardinaux,  nous rappelant ainsi que Jésus est mort pour tous les hommes. Deux anges, de chaque coté du haut de la croix, élèvent deux cercles dans lesquels sont représentés la lune et le soleil, montrant ainsi que c’est la création toute entière qui participe à cette œuvre de salut.

 

    Debout, au pied de la croix, Marie a les mains jointes dans un geste de prière contemplative , son regard paisible nous interpelle et nous invite à voir plus loin que cette mort et à nous unir à sa prière.

 

    Jean, la tête penchée serre contre son cœur, le livre de la Parole, symbole de ses écrits témoignant de la Bonne Nouvelle nous présentant ainsi un chemin possible pour nous mettre à la suite de Jésus.

 

    Des bandes de motifs géométriques séparent la crucifixion de deux autres représentations, marquant ainsi la différence de temps historique.

 

     A gauche de la Vierge Marie, est représentée la figure allégorique de l’Eglise, couronnée dans une attitude hiératique et tenant en main un drapeau, nous rappelle la continuité de la conversion et du témoignage  qu’elle offre au monde à travers les siècles.

 

    A la droite de Saint Jean, la figure allégorique de la synagogue, tenant en main la torah, semble déstabilisée par l’avènement de cette universalité du salut.

 

    Ces deux figures sont antagonistes, comme le veut la tradition iconographique depuis le neuvième siècle. Face à  la sérénité de l’Eglise, le déséquilibre de la synagogue nous rappelle que le sacrifice du Christ,selon les évangiles, accomplit ceux de la première alliance.

 

    L’universalité du  salut, à travers cette représentation, nous interpelle aujourd’hui encore à une vie de conversion et de témoignage pour que tout homme puisse être sauvé.