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Activités A.V. Toussaint.

 

Concevoir une activité avec les saints de notre diocèse.

Dans ce document, nous vous proposons d’inclure une activité sur la Toussaint dans votre séance de catéchèse en lien avec ce qui existe déjà dans votre parcours.

Découvrons des saints et saintes de chez nous comme : Saint Hilaire, Sainte Radegonde, Saint Martin, Saint Théophane Vénard.

Pour trouver des renseignements sur la vie de ceux-ci, vous pouvez consulter le livre “ chrétiens en Poitou ” ( qu’il est possible de se procurer au service catéchèse de Poitiers. )  ou des dictionnaires sur l’historique des prénoms. Lire et découvrir la vie de chacun de ces saints.

Pour réaliser cette activité, l’animateur a à sa disposition :

* Quatre grandes images représentant les saints que les enfants vont découvrir : Saint Hilaire (fresque de Marie Baranger à Migné-Auxances), Sainte Radegonde (église Ste Radegonde de Poitiers), Saint Martin (Tableau de l'église St Martin de Poitiers), Saint Théophane Vénard .

* Une page sur laquelle des symboles ou des objets présents sur les grandes représentations des saints sont regroupés.

Prendre les grandes images et en faire une lecture d’image classique, avec les questions :

-Qu’est-ce que je vois ?

-Les couleurs, les habits, les objets, les décors etc....

Prendre la feuille où les objets et symboles sont mélangés. Les enfants essayent de remettre chacun d’eux à la personne à laquelle ils appartiennent. Cette activité va permettre de découvrir en quoi chaque objet ou symbole nous aide à reconnaître le saint représenté et ce qu’il nous révèle de sa vie.

Faire une recherche sur chaque objet : “ pourquoi tel personnage est-il représenté avec cet objet ? ”

Le voile :  les religieuses en porte un, il est le signe d’une vie consacrée à Dieu. Il n’y a qu’une femme, sainte Radegonde, parmi les quatre saints proposés, il lui revient d’office.

Le livre : dans la page, nous trouvons deux livres, un ouvert et l’autre fermé. Le livre représente la Parole de Dieu ou bien un ouvrage écrit par le ou la sainte.

Le livre ouvert : revient à Radegonde, elle le tient ouvert ce qui signifie qu’elle lit la Parole de Dieu, la médite et la prie tout au long de la journée comme  toutes les religieuses.

Le livre fermé : appartient à saint Hilaire. De par son action d’évangélisation en tant qu’Evêque et par ses écrits de formation des communautés chrétiennes, il est Père de l’Eglise. Ce livre représente un de ses plus grands textes connus : son traité sur la trinité.

La crosse ou bâton pastoral : Tout Evêque a une crosse, il est le pasteur de son Eglise et guide les chrétiens de son Diocèse comme le bon berger, en veillant à ce que tous puissent entendre et vivre de la Parole de Dieu.

Le sceptre : Symbole de la royauté, il nous rappelle qu’avant d’être la fondatrice du monastère Sainte Croix de Poitiers, Radegonde était reine des francs. Cela permet de l’identifier parmi d’autres représentations de saintes moniales.

Le crucifix :  La Croix, signe du chrétien nous rappelle la mort de Jésus qui a donné sa vie par amour pour les hommes. Le crucifix que nous montre Théophane, nous rappelle que lui aussi donna sa vie pour l’Evangile au Vietnam en proclamant la Bonne Nouvelle. Son martyr alors qu’il refusait de piétiner la croix nous rappelle “ qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. ”

Le rabat : Revers de col faisant office de cravate porté autrefois par les prêtres sur leur soutane.

Le manteau rouge : Manteau des soldats romains lors de leurs campagnes, la moitié du prix du manteau était payé par l’armée romaine, le soldat ne possédait donc en propre qu’une partie de celui-ci. C’est pour cela que Martin n’en a donné que la moitié au pauvre, il n’a donné que ce qu’il possédait pour ne pas voler l’armée romaine.

L’épée et le casque : Arme et protection du soldat pendant les guerres. Ils nous rappellent que Martin était soldat et donc pas encore baptisé, lorsqu’il a partagé son manteau avec le pauvre. ( Un militaire ne pouvait pas devenir chrétien. Martin, tout en découvrant Jésus, les Evangiles et la foi chrétienne dû attendre la fin de son engagement comme militaire dans l’armée romaine pour pouvoir être baptisé.)

 

Pistes pédagogiques :

Quels peuvent être les intérêts d’une telle activité ?

1* Redonner à la fête de la Toussaint du goût, aider les enfants à en redécouvrir la signification et la beauté.

            Nous sommes souvent mal à l’aise pour parler de la Toussaint, ayant en arrière fond l’idée que cette fête chrétienne ne fait pas le poids avec Halloween. Il est vrai que la fête des saints est loin d’être aussi commerciale qu’Halloween. Notre malaise vient souvent du fait que nous réagissons de manière négative face à cette fête importée. Essayons de réagir en fonction de cette nouvelle réalité et non contre elle. Ne nous laissons pas prendre au piège qui voudrait établir une concurrence entre Halloween et la Toussaint. Une opposition trop catégorique ne serait pas en cohérence avec la volonté d’être chrétien au cœur de la culture d’aujourd’hui, en dialogue avec elle.

             N’oublions pas que la fête de la Toussaint est la christianisation d’Halloween. Halloween parait bien être une déformation de “ All Hallow Evan ” qui veut dire “ Tous les saints ”. La fête d'Halloween  trouve son origine dans les pays celtiques à peu près 3000 ans avant Jésus-Christ. La veille du nouvel an celtique, les druides remerciaient le dieu du soleil par un grand feu qui repoussait les mauvais esprits. La foi chrétienne a donné un sens à cette coutume en faisant mémoire de tous ceux qui ont suivi le Christ jusqu’au bout et qui aujourd’hui sont dans la lumière éternelle, ont vaincu les ténèbres et nous entraînent à leur suite.

            Il pourrait être bon de se demander ce que nous avons pu faire de la fête de la Toussaint pour qu’elle soit incapable d’attirer les enfants. Comment  se fait-il que la fête des vivants soit devenue la fête des morts dans notre société. La fête de la Toussaint rassemble ceux qui espèrent la vie avec Dieu au-delà de la mort et ceux qui sont passés par elle sans être détruits par elle. Parmi ceux-ci, les saints nous invitent à suivre leur exemple sur le chemin du Christ. Il y a là un parcours des ténèbres vers la Lumière que nous pouvons partager avec les enfants. Un moment d’échange et de méditation sur la vocation de tous à la sainteté et le passage de l’ombre à la clarté à la suite de Jésus. [1]

 

2- Mieux saisir ce qu’est la sainteté.

            Un saint n’est pas forcément un homme parfait : “ c’est quelqu’un qui vit le plus possible en amitié avec Dieu, en accueillant l’Evangile ”. cf. Pierres vivantes p.154.

             L’activité proposée permet de découvrir que c’est au cœur de notre vie de tous les jours que nous sommes appelés à la sainteté.

            Saint Martin n’a pas attendu de ne plus être soldat et d’être baptisé pour s’engager à poser des actes d’amour. C’est au cœur de son ministère épiscopal qu’Hilaire a vécu son engagement chrétien jusqu’à accepter l’exil par fidélité à la Foi.

             La sainteté est un chemin de vie avec le Christ dans l’amour des autres. On ne devient pas saint du jour au lendemain, c’est au jour le jour que l’amour de Dieu creuse son sillon dans nos vies. Il ne faut pas attendre que la sainteté nous tombe dessus un beau matin. Il faut commencer à aimer, à s’engager chaque jour un peu plus que petit à petit nous avançons sur le chemin de la sainteté. On ne naît pas saint, on le devient.

            Les enfants sont appelés à réaliser que les saints n’ont pas forcément réalisé des choses extraordinairement difficiles, couper son manteau en deux n’a rien de surnaturel et pourtant ce geste est celui que l’on cite en premier lorsqu’on parle de la sainteté de Martin. C’est à travers ce geste qu’il est le plus connu, le geste simple du partage. Inutile d’envisager des actions éclatantes pour suivre Jésus sur le chemin, mais vivre simplement le quotidien dans l’amour. Dès aujourd’hui l’enfant peut commencer à cheminer sur le chemin de la sainteté, simplement à l’école, à la maison, au sport; vivre en ami de Jésus peut commencer aujourd’hui.

            Dès aujourd’hui avec Jésus tout avenir est possible et c’est ce message d’espoir que nous transmet la fête de la Toussaint. A la suite de tous ces saints connus ou inconnus, nous chrétiens prenons le chemin de la vie, de la joie et du partage.

Essayons de voir avec les enfants lequel des saints découvert pourrait être un guide pour les aider à grandir en amitié avec Dieu. Relever la qualité ou l’attitude qui leur parle le plus et les attire pour mieux vivre à la suite de Jésus.

 

3- Prier avec les saints.

- Pourquoi ne pas proposer aux enfants de composer des prières à partir des objets qui représentent certains moments de la vie des saints. Voici quelques pistes qui ne sont pas exhaustives et qui peuvent aider les animateurs. Il est préférable que les enfants n’aient pas ces pistes pour favoriser une expression libre de leur prière écrite avec leurs mots à eux.

Le livre : Mon Dieu, donne-moi le goût de Ta Parole. Comme le vivait sainte Radegonde

que Ta Parole guide mes pas dans ma vie de tous les jours. Que cette Parole s’inscrive dans mon coeur pour que je sache accueillir Jésus.

La crosse : Seigneur Jésus, comme le berger rassemble et guide ses moutons autour de son bâton. Donne-nous d’être tous rassemblés auprès de Toi et de marcher à Ta suite sur les chemins de nos vies.

La croix : Seigneur Jésus par Ta croix tu nous as donné la vie. Donne-nous la force de la porter avec Toi et de Te suivre fidèlement chaque jour.

Le manteau : Seigneur Jésus, tu es apparu à saint Martin habillé du manteau qu’il avait partagé avec le pauvre. Donne-moi de savoir partager avec ceux qui autour de moi, à l’école, au sport etc... sont dans le besoin.


[1] Ce passage est très inspiré des numéros 177 et 189 de la revue Points de Repère.