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Orientons notre regard sur cette représentation de la
Nativité, réalisée par un habitant du quartier. Au premier coup d’œil, nous
remarquons la vive lumière qui éclaire le jeune couple au centre de la scène.
Cette lumière qui les enveloppe nous fait penser à une toile de tente qui les
protègerait. Devant, une ouverture nous permet de contempler l’enfant Jésus
blotti dans les bras de Marie, sa mère.
Il tend les bras devant lui vers Joseph tout en semblant
jouer en même temps avec les cheveux de sa mère. Sa tunique blanche est
éblouissante, aussi lumineuse que le cœur de l’étoile qui éclaire la scène de
son scintillement. Ainsi, comme nous le
dit l’apôtre Jean dans son Evangile : « En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes. »
(Jn 1, 4)
Joseph, assis en tailleur, vêtu d’une tunique marron
est absorbé dans la contemplation de cet enfant. Marie est souriante, vêtue
d’une simple robe bleu ciel, couleur de l’Esprit. Elle protège l’enfant de son
bras sans le serrer contre elle, comme pour le laisser libre de tendre les
mains vers nous. Le mouvement gracieux de sa jambe et de son pied chaussé de
simples sandales, accentue l’impression de grâce et de pureté qui émane d’elle.
La scène se passe
sans doute dans une étable, les personnages sont assis sur une
couverture posée à même la paille, et, en arrière fond, il est possible de
deviner un râtelier débordant de foin. A gauche de Joseph, nous apercevons
juste l’oreille et le museau de l’âne. Ce décor sobre fait ressortir la beauté
de cette famille enveloppée dans le halo de lumière, cette famille d’où émanent
un amour et une paix qui semblent rejaillir sur nous. Les rayons de lumière
éclairent les côtés du tableau sombres du noir de la nuit. Comme l’annonçait
déjà Isaïe : « sur ceux qu’habitaient
le pays de l’ombre, une lumière a resplendi.» (Is 9, 1)
Sur cette représentation, ce ne sont pas des bergers
tels que nous nous les imaginons d’habitude qui sont venus à la rencontre de
l’enfant-Dieu. Les bergers ici, sont des enfants d’aujourd’hui. Ils sont là,
debout, avec toute leur humanité, tels qu’ils sont dans leur vie
quotidienne : écoliers, sportifs, avec leurs jouets, exprimant des signes
de camaraderie. Tous sont émerveillés et joyeux devant cette scène de la
nativité. Sans doute ont-ils entendu ce message que nous découvrons en
bas : « Aujourd’hui vous
est né un Sauveur, Jésus lumière du monde. » Oui, cette Bonne Nouvelle
s’adresse à nous encore aujourd’hui et nous convie à en devenir ses messagers.
A nous de faire résonner autour de nous cette paix, cette joie, cette espérance
qui nous sont offertes et qui sont pour nous la vraie Lumière qui éclaire nos
vies. Méditons ce que nous dit Jean au
début de sa première épître : « Oui
la vie s’est manifestée, nous l’avons contemplée et nous portons
témoignage : nous annonçons cette vie éternelle qui était auprès du Père
et qui s’est manifestée à nous. » (1 Jn 1, 2)