Nativité du 20ème

 

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Eglise St Jean Baptiste de Niort
Peinture de Mr Jean-Philippe Gaillard (publiée sur le web avec son aimable autorisation)

        Orientons notre regard sur cette représentation de la Nativité, réalisée par un habitant du quartier. Au premier coup d’œil, nous remarquons la vive lumière qui éclaire le jeune couple au centre de la scène. Cette lumière qui les enveloppe nous fait penser à une toile de tente qui les protègerait. Devant, une ouverture nous permet de contempler l’enfant Jésus blotti dans les bras de Marie, sa mère.
       
Il tend les bras devant lui vers Joseph tout en semblant jouer en même temps avec les cheveux de sa mère. Sa tunique blanche est éblouissante, aussi lumineuse que le cœur de l’étoile qui éclaire la scène de son scintillement. Ainsi,  comme nous le dit l’apôtre Jean dans son Evangile : « En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes. » (Jn 1, 4)
       
Joseph, assis en tailleur, vêtu d’une tunique marron est absorbé dans la contemplation de cet enfant. Marie est souriante, vêtue d’une simple robe bleu ciel, couleur de l’Esprit. Elle protège l’enfant de son bras sans le serrer contre elle, comme pour le laisser libre de tendre les mains vers nous. Le mouvement gracieux de sa jambe et de son pied chaussé de simples sandales, accentue l’impression de grâce et de pureté qui émane d’elle.
       
La scène se passe  sans doute dans une étable, les personnages sont assis sur une couverture posée à même la paille, et, en arrière fond, il est possible de deviner un râtelier débordant de foin. A gauche de Joseph, nous apercevons juste l’oreille et le museau de l’âne. Ce décor sobre fait ressortir la beauté  de cette famille enveloppée dans le halo de lumière, cette famille d’où émanent un amour et une paix qui semblent rejaillir sur nous. Les rayons de lumière éclairent les côtés du tableau sombres du noir de la nuit. Comme l’annonçait déjà Isaïe : « sur ceux qu’habitaient le pays de l’ombre, une lumière a resplendi.» (Is 9, 1)
       
Sur cette représentation, ce ne sont pas des bergers tels que nous nous les imaginons d’habitude qui sont venus à la rencontre de l’enfant-Dieu. Les bergers ici, sont des enfants d’aujourd’hui. Ils sont là, debout, avec toute leur humanité, tels qu’ils sont dans leur vie quotidienne : écoliers, sportifs, avec leurs jouets, exprimant des signes de camaraderie. Tous sont émerveillés et joyeux devant cette scène de la nativité. Sans doute ont-ils entendu ce message que nous découvrons en bas : « Aujourd’hui vous est né un Sauveur, Jésus lumière du monde. » Oui, cette Bonne Nouvelle s’adresse à nous encore aujourd’hui et nous convie à en devenir ses messagers. A nous de faire résonner autour de nous cette paix, cette joie, cette espérance qui nous sont offertes et qui sont pour nous la vraie Lumière qui éclaire nos vies.  Méditons ce que nous dit Jean au début de sa première épître : « Oui la vie s’est manifestée, nous l’avons contemplée et nous portons témoignage : nous annonçons cette vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. » (1 Jn 1, 2)